"Les maux de coeur, c'est comme les rhumes, il faut les alimenter." [Il s'agit juste de ramer, pour trouver quelquechose en plus de la vitesse.]"

"Les maux de coeur, c'est comme les rhumes, il faut les alimenter." [Il s'agit juste de ramer, pour trouver quelquechose en plus de la vitesse.]"
Attends, tu es qui? Je t'ai croisée dans la rue, tu m'as souri, apres que je t'aie souri, d'accord, mais apres? Tu te prends pour qui, l'air de rien, de me rentrer dedans? On se serait cru dans une sitcom américaine de mauvais gout et de bas étage. La lycéenne éprise rentre dans son amour pour renverser ses bouqins, l'air de rien, espérant naivement qu'il ne voit pas la manoeuvre d'abordage alors que lui aussi regarde des feuilletons débiles. Et puis, quoi, qu'est ce que tu oses me dire? Vous auriez une cigarette? Et je vous emmene voire un berre? Boire un verre. Emmene pas invite. Et Mdmoiselle est a pied, en plus. T'as de la chance d'etre jolie. Commandes une guiness. Un Martini Dry pour moi. Histoire de dire. Je sors mon paquet de Marlboro de ma poche intérieure. Pense que dans les textes les gens fument toujours des Lucky parcequ'il n'y a pas ce R a placer. Une jolie voix, une jolie frange. Je me laisserais bien tomber amoureux si je n'avais pas peur de la chute. Tant pis, je me jette. "Les maux de coeur c'est comme les rhumes, il faut les alimenter." Ma mélancolie me manque. J'avais appris a vivre avec elle, et quand tu es partie, elle s'est changée en spleen, puis a juste disparue, évanouie. Je propose d'aller faire un tour, j'aime tellement marcher, et je veux étudier ta démarche gracieuse. Comme écrite dans le script la pluie surgit. Ton mascara. Et puis tes ballerines vont etre trempées. Tu me proposes d'aller au sec chez toi, c'est a deux pas, a un paté de maison, trois rues plus loin, sur la place, tu sais? Mon paquet se vide a vue. Un tabac sur le chemin. Et puis je glisse Les Inrocks dans ton sac déglingué. Remarque le trou dans ton slim, au niveau de ton genou. Mes pieds sont meurtris dans leurs bottines Dior, mon cou enserré dans une cravate en guise de garrot. Je tire dessus et la jette, je la regarde s'éloigner en se noyant dans le caniveau. Ma cigarrete est détrempée. Je m'arrete sous un porche, tu t'arretes deux metre plus loin et me rejoins. Ma main rencontre la tienne, j'attire ta joue tout contre la mienne. Ta tete reste dans le creux de mon épaule quelques instants, tes cheveux mouillés carressent ma joue. J'hésite a te montrer mon alliance temporaire en plastique. Une fidélité de facade, pour la forme, ou le grand amour sous forme de paris enfantins? Il ne s'est encore rien passé, nos levres ne se sont meme pas encore rencontrées. Alors je veux qd meme voir ce qu'il y a a voir, je ne veux pas manquer la suite de ma propre histoire. Je te suis, on enjambe la porte, on court presque s'apercoit on dans l'ascenseur. Lieu beaucoup trop érotique s'il en est, je tente de chasser les idées qui m'envahissent, je pense a la liste d'invités a celle de mariage. Et puis merde. Tu es appuyée contre le mur en placo, en nage, tes meches te tombent dans les yeux et tu me regardes par en dessous, l'air envieux et provocateur. Comment le saura-t elle? On arrive en haut beaucoup trop vite, et c'est tant mieux, tant pis. On entre, enfin, on s'impatiente, elle cherche frénétiquement ses clés dans le bordel de son sac. La porte s'ouvre, on s'effondre a l'intérieur, fous, l'un sur l'autre sur la moquette molle. Mes levres trouvent tes levres machinalement, elles s'entrouvrent, et ce geste infime parait etre le seul but de leur création, tes mains tripotent le placard pour trouver une bouteille de vodka, qu'on boit sur le dos, manquant de s'étouffer. Le liquide te dégouline sur la joue, le cou, je croque dedans, et on roule, tu es saoule. Ta joue se tend vers moi, ta respiration s'accelere, ta poitrine se souleve, attraits attrayants. Je bois au goulot de la bouteille, indécis. Me demande quelles seraient les répercussions de mon acte? Tu te retournes vers moi, me susurre quelques mots a l'oreille, tout en toi n'est que sensualité, et les cendre de ma cigarrete allumée a l'entre jeu tombent sur la moquette beige, et sur ta petite robe Zadig et Voltaire, l'air de rien avoir a en foutre, tes yeux pétillent. Je me leve soudainement, tu comprends avec regret. Je prends mon imper sur le siege ou je l'ai lancé, claque la porte, la bouteille de vodka a la main. Tu es vierge, tu m'as dit. Tu pleures silencieusement, ravalant tes sanglots, un par un avant qu'ils ne te submergent, espérant avoir pu fermer ta gueule. J'ai dévalé l'escalier, couru jusqu'a la place, et me suis affalé sur un banc, espérant que tu puisses me voir de ta fenetre, que les reflets du soleil dans mes larmes t'éblouissent. J'aurais du répondre moi aussi.

# Posté le lundi 28 mai 2007 16:07

Bonsoir les choses d'ici bas. [Rien de plus que ca. Une phrase pour tout résumer, pour tout mettre en boite, sous vide, sous cloche, sous verre.]

Bonsoir les choses d'ici bas. [Rien de plus que ca. Une phrase pour tout résumer, pour tout mettre en boite, sous vide, sous cloche, sous verre.]
Les filles font seulement semblant de se cacher derriere leurs mains pour pleurer. Et c'est tant mieux, car vous êtes tellement plus belles les larmes aux yeux.

Noémie traverse la place rapidement, elle cherche un briquet dans son sac. Bordélique. Elle range les Paradis Artificiels dedans, apres avoir corné la page.

Elle trébuche, semble avoir du mal a marcher, dans ses nouveaux talons, dirait un observateur extérieur, c'est surement la premiere fois qu'elle en mets, la jolie.

C'est juste qu'elle n'a pas la tête a ca, ce matin. Elle ressent un manque physique de lui. Cette présence indéniable durant cette derniere année, qu'il soit la ou pas était insaisissable mais bien palpable, quoi qu'il arrive, malgré le cliché de la chose, elle sentait qu'il serait la. Et la, son absence, la fin de tout fait réapparaitre un sentiment qu'elle avait oublié ces derniers mois, car superflu: le manque de qqun, effacé par sa présence qui semblait éternelle: pourquoi s'entrainer a manquer de quelquun s'il sera la toujours?

Elle a vogué de désillusion en désillusion, d'hommes promis qui s'évaporent, aux magies des rencontres intemporelles qui ne durent pas, car revées, d'apparitions brumeuses par des nuits embrumées, de caresses douteuses sous un ciel étoilé, de coups, de gestes tendres poignardants sur des cuvettes de WC glauques de boites de nuit...

Cette fois, tout avait semblé différent, elle qui naviguait d'aventures sans lendemains en aventures sans horizon au bout de trois semaines. C'était un coup de foudre, son premier, celui qui faisait mal avec la perte de vue, qui guérissait et illuminait sa mauvaise journée avec la promesse de sa présence, dans encore 8h, 48min et 26, 25 secondes, celui qui fait des papillons dans le ventre, qui plongent en piqué et nous traine vers le bas sans lui, et nous etire jusqu'au ciel avec lui.

Ils sont sortis ensemble, vite, bizarrement, ils ont pris leur temps. N'ont rien précipité, surtout lui, il a attendu qu'elle en parle, tout s'est bien passé, sans réel plaisir mais sans heurts. La passion était manifeste, pas envahissante, ils gardaient suffisamment de recul pour jouer l'un sur l'autre, sur les attentes, les envies, en entrecoupant de silences leur histoire, ou le bruit était remplacé par de simples mots chuchotés.

Ils se sont, dans leur candeur, jurés fidélité, sur un oreiller, un matin. Jamais d'autre que toi. Naïfs. Ca n'a pas été dur, pour elle. Elle n'aimait pas ce jeu de dupes qu'on joue avec les garçons, cette obligation de jouer a la peste parcequ'on est jolie. Pourtant, elle plaisait, mais ce n'était pas une torture. Une preuve d'amour, tout simplement. Au départ, il n'a pas non plus eu de problemes, cela semblait simple, une fois affiché avec Noémie, il était a peu pres tranquille. Puis avec les mois, les choses se sont compliquées. La passion est devenue tendresse, puis affection. La dégardation du sentiment amoureux s'est ressentie partout ailleurs, mais ils savaient déjà tous deux tres bien faire semblant. Vieillis par une passion aux objectifs trop mature. Leur midlife crisis a la place de celle d'ado.

L'accident est arrivé une fois, puis une deuxieme. A lui, et puis a elle. Un ami, un inconnu. L'alcool aidant. Mais la blessure est là. On fait comme si. Déjà. Et puis on la rouvre, encore. On cicatrise, avec de l'alcool a 40°. Et puis arrive un jour ou c'est foutu, ou tout s'effondre, se désagrege. C'est trop. C'est tout. La fidélité a tuée le couple. L'amour a été suicidé par leurs propres tentatives de le préserver. Ils ont tenté de jouer a un jeu impossible. Avec le temps, ils ont perdu cette faculté de s'étonner, d'etre pour l'autre celui qu'on attendait, se réveiller avec son odeur a coté est devenu insupportable, odieux, au fur et a mesure, a doses insidieuses. Ils n'ont pas pu se renouveler, l'amour était comme l'orange, mécanique.

L'infidélité consentie aurait pu les sauver. Se retrouver dans les bras d'un autre que lui aurait pu ouvrir les yeux de Noémie sur son désastre, lui crier a l'oreille, sentant son dégout d'elle meme pour cet acte, qu'elle sait que ce n'est pas lui qu'elle veut. Que celui qu'elle aime l'aime aussi, et que celui qui l'embrasse à l'instant n'aime que ses seins. Linfidélité aurait pu sauver les meubles qu'on séparait déjà, attiser le feu, un révélateur, un test d'amour.

Il était trop fragile pour supporter la charge de leurs 16 ans.

Noémie trébuche a nouveau, et chute cette fois. Elle s'assied sur le rebord d'une marche de marbre et ne peut le rester, et remercie qui que ce soit la haut de n'avoir rien mis sur ses yeux le matin. Elle s'en fiche, surement. Ses épaules tremblent, des soubresauts agitent sa nuque. Elle oublie sa tete dans ses mains. Ca a un gout salé. Elle en oublie meme sa cigarette, qui se consumme et pênd lamentablement, inintéressante, entre son pouce et son index.

# Posté le vendredi 25 mai 2007 15:44

Modifié le samedi 26 mai 2007 04:28

The time for heroes has came. [And you fuckin' missed it. And then, it's too late...]

The time for heroes has came. [And you fuckin' missed it. And then, it's too late...]
C'est qu'une fois les avoir vus a cette fenetre que j'en ai été convaincu. Les Libertines étaient de retour.

Apres le scepticisme de l'info, les vidéos, tout était clair. Le concert en lui meme était décevant, malgré toutes les promesses qu'il soulevait. Carl et Peter, stoiques, statiques. La foule plus ou moins en délire, et eux, a deux metres l'un de l'autre, debouts en acoustique, parfois un peu plus proches, mais pas tant, et puis calmes, souriants. Pas les Libertines que j'aime, ceux d'Andrew Kendall, pas de violence, pas d'effusion, pas d'alchimie, pas de symbiose, une communion a distance. Pas le Carl que j'aime, celui qui s'épanche sur un lavabo, un Carl qui a l'air d'avoir peur de transpirer dans son Dior tout neuf, qui fait attention a ne pas trébucher, lui qui s'est tant de fois affalé, plus mort que vif, un Peter qui a l'air sage, un Peter a l'opposé de celui qui laisse des résidus d'héro sur ses tableaux, le Peter détox, trash, boheme, et toujours beau, quelles que soient les circonstances. Aucun d'eux ne voulait gacher ce moment avec des choses précipitées, tout avait l'air trop solennel, les Libertines étaient ils devenus sages, ceux qui crachaient sur le protocole du jubilé de la reine en organisant un concert sauvage?

Et la, au balcon, tout y était, j'ai tout retrouvé, les lascars étaient redevenus les meilleurs amis, les Likely Lads, ils étaient revenus des reveurs, des enfants, pour qui tout était possible, ou jouer était tout ce qui comptait, dans le metro, a la fenetre, peu importe si on trouait sa veste Dior avec une aiguille, si on lui gerbait dessus, Peter et Carl auraient sauté ensemble de la fenetre, dans ces bras qui ne demandaient qu'a les acceuillir, à les avaler, a s'en délecter, puis a les recracher vivants. Les Libertines ont revécu a ce moment, ou des bras criaient en bas que tu déchirais notre amour et que l'un assumait enfin sa part de l'autre, bras dessus, bras dessous, en choeur, en y laissant la moitié du leur, comme a chaque fois, comme si chaque chanson était une petite mort, et qu'ils faisaient la catharsis ce soir la de toutes ces fois ou ils se sont retrouvés a les chanter seuls.

# Posté le lundi 21 mai 2007 13:43

Modifié le lundi 21 mai 2007 13:54

Les hommes se cachent pour pleurer, et alors c'est le Niagara. [Ou alors ils pleurent en dedans, et c'est une hémorragie interne, ou alors c'est une rupture d'anévrisme. Les hommes meurent de tristesse inavouée.]

C'est le concert ou je me sens le mieux, depuis celui qu'on a appelé le Freedom Gig à ma sortie de prison, celui ou notre chaotique histoire a pris toute la mesure de son myhte, ou notre haine a surpassé le reste et ou notre amour s'est traduit en de langoureuses pelles, ou ton attente m'avait fait oublié toutes mes rancoeurs, ou les tiennes s'étaient envolées, sitot vue ma tete rasée, et mon polo Fred Perry qui t'a rappelé tant de choses.

Lorsque je suis allé en tole, je me suis d'abord retrouvé chez les flics. Une histoire avec un cran d'arret, je n'avais pas pu supporter l'austerité de ma désintox bouddhiste, et c'était un cadeau. C'était la premiere fois qu'on m'arretait, sans toi, en tout cas, il y en aurait d'autres, je ne le savais pas. On avait jusqu'ici tout fait ensmeble, nos conneries, nos vols à l'étalage pour impressionner les minettes, tout ca, my lad, c'etait ensemble. On était comme la paille et le rail -qu'on devait partager. Tu avais toujuors le rail et moi la paille, tu savais que j'aurais pu en abuser. Mais quand je suis devenu n consommateur plus régulier, on m'a offert une paille. Je t'ai refilée l'ancienne, et tu n'as rien vu. On se faisait tout ca dans les toilettes, avant, on y gobait nos pillules ou notre poudre, on y baisait des groupies. J'en suis arrivé au stade ou je fais semblant de pisser, enfermé dans la cabine avec ma cuillere, pour etre tranquille, et tu fais semblant de ne pas voir mes pieds sous la porte, ni de rien voir du tout, ni de rien sentir. La drogue a tué notre groupe, j'ai tué notre reve commun, on l'a senti avec le succes, on le voulait, et quand on l' eu, qui imaginait qu'on eut à le partager? Alors on a sorti notre épingle du jeu, à tours de roles, et tiré la couverture à nous, comme toi, comme un crétin avec ton trophée des NME. Le crack nous a enterré vivant, comme j'ai pu faire avec les morts, avant, j'ai creusé notre tombe, mes retards incesants, mes absences, mes No shows, tout ca n'a pu compenser les souvenirs heureux qu'on a eus à Paris pr exemple, ils sont si nombreux, pourtant, mais rien ne peut t'enlever cette idée de la tete: moi et la drogue sont virés du groupe jusqu'a nouvel ordre, cest a dire que je décroche. Mais je suis comme un enfant qui fait une connerie, je me vois de l'exérieur, mon garrot ou ma pipe, peu importe et je me dis que je ne peux pas le faire, et finalement, l'aiguille s'enfonce toujours dans mon bras, et nous jouions dans le métro, nous composions n'importe ou, t'en souviens tu? Tout ca s'est envolé, avec ta prise de conscience: ce lendemain dont nous nous foutions peux me tuer, je ne sais combien de temps j'ai a vivre et je m'en fous, mais pas toi, je pourrai dépasser une dose, tu vis dans la crainte, fini l'insouciance de notre vie au jour le jour.

Je n'ai pas pu répondre à tes lettres. Je me suis revu à chaque fois, cela me jettait à la gueule toutes les causes de notre échec en tant qu'entité, je me suis revu devant ta porte, illuminé par le spot des flics, avec ton portable et ta guitare me débordant des bras, et je suis désolé, chaque lettre me pointait du doigt malgré toi, je connais tes intentions, et je ne peux recevoir notre amour comme avant: je ne coris pas pouvoir vivre sans notre lien passionnel, mais je ne peux me regarder en face, je sais que rien ne sera plus comme avant, car je suis parti en couille littéralement, et tu sais que ca peut m'arriver encore. Je ne peux m'empecher de faire du mal aux gens que j'aime, bordel.

On est le 16 décembre. Il est dix heures moins le quart, on rentre sur scene sous les acclamations, je crois que tous mesurent la chance qu'ils ont de me voir sur scène, ca n'arrive pas à tous, je ne sais pas ce qui me pousse a ne jamais me présenter. Si je n'en ai pas envie, de jouer, je vais pourrir notre ste, je le sais. Alors autant ne pas venir. En entrant, une veste dde survet sur les épaules, dinglinguée comme tout ce que je porte, car je hais les choses lisses, qui me rappelent une conformité de laquelle je souhaite m'échapper, je pensais a mon nouveau groupe, celui qui fait la musique que toi et moi aurions du faire si ces enculés ne nous avaient pas si bien convaincus, avec force champagnes et lignes de coke. Pauvre toi, ils savaient que tu étais un ex junk. Et lui, derrière ses futs qu'il martele comme un fou, je ne comprends rien. Notre relation n'est pas impossible elle est au point mort comme avec tous les autres membres du groupe. Nous ne pouvons pas nous supporter mais finissons toujours par nous rouler des pelles, tandis que lui, on finit toujours par nous mettre des beignes, et pourtant, toujours, il assure, et plus, il fait son job avec un supplément d'ame, sublimant par chaqu coup sur ses peaux ceux que nous nous mettons avec nos manches de guitares, jouant avec férocité, comme un exutoire, comme une catharsis a notre animosité, mettant notre haine de coté, il donne tout pour celui que nous constituons à nous quatre, malgré nos différences et nos incompatibilités, grace à toi je crois, dont la meche obstrue le regard et te conduit a te planter de frete.

Tu annonces au bout du 3eme titre qu'no en jouera 17, et on a attaqué, des le début, avec cette urgence qui nous caractérise, on sait maintenant, avec on faisait comme si, qu'on a peut etre plus que 3 minutes devant nous, oui, le temps que j'aille aux chiottes, je peux me tuer, et tous nous tuer, et donc on déballe notre sac en 2min30, et il nous en reste 30 sec pour nous dire au revoir, on entend tous, dans nos micros, les claques qui sonnent sourdement, les baisers qui claquent sur nos joues, et ta cravate est déchirée, on se branche, on s'accorde en jouant un morceau, c'est un capharnaum magnifique. Notre musique est un bruit vivant, en constante évolution, qui sonne, qui résonne, qui englobe tout le monde et vous fait ressortir de la masse, en deux minutes, je rompts avec une demoiselle, je déclare ma flamme à Katie, et je visite un camp de concentration, bref je vis.

Le concert est chaotique. Paradisiaque, et chaotique. Eternel, et le signe de notre retour, pour quelques heures, nous nous sommes retrouvés, embrassés, frappés, drogués ensemble, mais tu me surveillais, comme au bon vieux temps, like at the good old days, et on a joués, notre vie en dépendait, c'est exactement ca, car si on était mort, c'aurait été amis, amants et traitres, mais par dessus tout heureux. Cela restera comme le concert de la résurrection passagere, les pires désastres s'annonce mais ni toi ni moi ne les regardons en face, nous avons évité de jouer les titres violents -bientot acclamés par le magazine français RocknFolk, qui me placera des 2003 comme Espoir avec mon nouveau groupe, et sanctifiera mon ancien- qui porteraient malheur, évoquants nos déboires, notre séparation, tout ce que l'on regrettera, nos reves et nos illusions perdues, tout ce que l'on a perdu et qui est égaré à jamais.

Qui sait, apres notre mort en tant que groupe, car elle semble inévitable, rien ne continuera comme ce soir s'est passé, peut etre entendront nous reparler des Libertines?

# Posté le mardi 08 mai 2007 12:14

Modifié le mardi 08 mai 2007 14:48

You doubt I wouldn't have say it if I would have known. [You're right, I would have said it. Just to piss you off.]

You doubt I wouldn't have say it if I would have known. [You're right, I would have said it. Just to piss you off.]
c'est bon, mes cocos, vous etes calmés, j'ai fait ma catharsis juste avant, en gros je suis un gentil qui joue son role de méchant, mais qui finira quand meme maitre du monde, je suis un gentil méchant, ou l'inverse, mais je suis mauvais acteur, c'est pas de chance pour moi, vous me percerez vite à jour, donc je me démasque, de toute manière, vous finiriez bien un jour par mettre un hola, et dire hola, bas les pattes, et les masques. complimentez, complimentez, c'est Marilyn, travestis professionnel au Lagon Bleu, pub chinois ou la Guiness coule à flot, Marilyn a 2 ovaires et 8 testicules, et 3 gosses à qui elle donne le sein, et elle se pique, voila, c'est mon moi acteur que vous complimentez mais bordel, vous retenez pas, soyons violents, c'est bon, crachez moi à la gueule, couvrez moi des immondices de votre horreur et sainte surprise de voir comme je blaspheme, j'm'en fous, j'emmerde les majuscules, je réécris en bleu, a la plume, la monochromie de mon papier noirci, ode à la poésie du prénom de Pete Doherty, aux textes fulgurants d'un pauvre adolescent boutonneux de Sheffield, me déteignait dessus. ce soir c'est article choc et detail chic, aux chiottes poulette, je t'arrange la gueule, je tire sur tes cheveux trop bien coiffés, et je t'abandonne, un sein à l'air, tu jouis dans le vide, avec ton doigt, je suis déjà parti, je suis un courant d'air, fermez la fenetre, putain j'ai dit!

Voilà, la M A J U S C U L E revient, je peux pas faire du copier coller de tout ce que je trouve, j'ai fait Beigbeder, Je, Tu, Il, Nous, Vous, et Ils vont se faire foutre, pendant 4 articles, et puis jlbc, juste avant, pourquoi pas ALBION STREET MAINTENANT PARCEQUE MOI JE VOUS BAISE TOUS JE VOUS DECHIQUETE LE GLAND AVEC UN ECONOME ET TOC TAS LA MORT FAIS PAS LE PEDANT JE TE CASTRE POURTANT JAIMAIS QUAND ON JOUISSAIT MAIS JAI 18 ANS CEST LAGE DETRE EXTREMISTE TAS CONFONDU AVEC UMPISTE OUAIS LA VOIX DES INDECIS LA VOIE DU CENTRE CHER VOTANT POUFFIASSE INCOMPETENTE SOYONS REVOLUTIONNAIRES: LA REVOLUTION ROYALISTE QUI Y AURAIT PARIE HEIN LA TRIOMPHANTE SE RETROUVE COINCEE ENTRE DEUX PANS DE MURS ET JE LABANDONNE LA TROP FAIBLE POUR LUTTER.

J'ai cité jlbc, parceque c'est mon nouveau skybbbaisons préféré, le style est personnel, grave mais léger, oubliez Proust et les cours de français, et il coule tout doucement de source comme un joli ruisseau au milieu de la foret, mais les comparaisons gnan gnan cul cul la praline, je les laisse aux Skyblogstars pour la mort de Gregory.

Et puis jlbc, c'est aussi Cactusbaby, c'est l'un avec son contraire, Cactusbébé est enjouée, légère, musicale et affriolante, cynique et critique, et dérisoire, car prenant tout à la dérision, et puis ca se lit comme se boit un verre d'eau, comme s'écoute Favourite Worst Nightmare: cul sec, ne laissez pas une goutte vous échappez, y'en a encore une au fond du verre, mettez y les doigts, usez votre langue, et clap clapez avec les mains.

j'aime quand c'est violent, quand les emotions vous submergent, vous dépassent, ne vous grandissent pas, non, qu'lles vous rapetissent, qu'elles deviennent incontrolables, et qu'elles sortent de vous, et c'est a ce moment qu'elles sont sincères et si les mots ne suffisent plus à les exprimer, on peut bien pleurer, jurer, taper du pied, cracher, crier et ca change tout. Je tombe amoureux de tout ce qui écrit bien, qui manie sa plume avec l'aisance d'un chateau brillant bicentenaire, londonandsixties, par exemple.

# Posté le vendredi 04 mai 2007 17:02