It won't be soon before too long. [And even if it is really soon, it will always be too early.]

Je la raccompagne jusqu'à la porte. Le temps est a l'orage, le ciel londonien est gris, il semble qu'il ait pour obligation de s'accorder avec ses humeurs. "We looked good together". Je tente de refermer la porte derrière moi, avant que les notes de guitare que nous connaissons tous deux si bien sortent dans l'air glacial de l'hiver. Trop tard. Je vois son visage illuminé par un sourire triste. Ces grands yeux sont fixés sur moi.
"-C'est notre chanson, commence-t-elle. -C'était."

Je me suis forcé a la couper, j'en meurs. Je ne veux pas qu'elle croit qu'il y a encore une chance. Pas cette fois. C'est la troisième fois, la dernière, que nous vivons cette scene. C'est la première ou tout se passe sans effusions. Aucun cri ne vient troubler le silence tranquille et opulent de cette résidence ou le charme discret de la généalogie londonienne et son architecture grégorienne cotoient la technologie de pointe de caméras de surveilance dissimulées dans un arbre factice. Aucun pleur ne déchire son joli visage de poupée, aucun trait de mascara ne dessinera de romantiques rigoles sur ses tendres joues. "I'll never let you go, from my heart." Seul son menton tremble, agité de soubresauts sans joie il témoigne de son état nerveux.

Je la regarde, je descends les marches qui menent au portillon blanc peint joliment, nous passons par le jardin a l'herbe légendairement coupée, elle retire ses chaussures, et nous nous asseyons sur le sol froid. Elle réajuste son trench et frissonne dans la brise. Je m'étonne que contrairement a la dernière fois elle ne tente rien. J'ai l'impression que tout est fini, quand plus personne ne lutte, comment espérer maintenir les choses a l'eau? J'allume une cigarette, la flamme réchauffe mon nez, et le tabac gonflant mes poumons me relaxe.

"-On pourrait imaginer que l'auteur ait décidé de mettre des points de suspension, pas un final, non? lache-t-elle dans un souffle, sans aucun espoir de victoire.
-Quand l'auteur met des points de suspension, c'est juste qu'il sait pas quoi mettre derrière. C'est un problème d'inspiration, il n'arrive meme plus a se surprendre, comment pourrait il surprendre des lecteurs? C'est un point final, mon am..."

Je ne peux meme pas finir ma phrase, ma voix se brise quand je prends, au moment de l'appeler comme je l'ai toujours fait, dans la gueule tout ce qui me manquera. Je suis surpris, je m'attendais a ce qu'elle implore, qu'elle se remémore, qu'elle évoque toutes nos envies communes. Il n'en est rien, sa respiration calme a coté de moi, ses yeux sont fixés sur mon visage. Elle aurait presque l'air soulagé. Et ce lapsus me ravage, il torture mon ventre, et dans le silence de ces trois heures du matin, l'angoisse me serre, j'étais censé être l'insuffleur de cette volonté de rupture et cette énergie m'a quittée et c'est elle qui, relaxée, serait en état de mettre au clair mes brouillons sentiments. Je sens ma tete s'alleger. L'effet de l'alcool ingurgité dans l'attente de ce moment se fait enfin sentir. On s'aimait, et j'ai semé des bouteilles dans l'espoir que l'on se désaime, que l'on se déchire, et qu'on dépasse tous nos beaux sentiments, pour ne pas finir dans une impasse, obligés de finir dans le mur.

J'allume une autre cigarrette, elle en prend une, et nous savons que c'est bien la derniere avant longtemps. On va couper les ponts histoire de, de l'eau coulera dessous d'ici a ce qu'on se revoit, de l'eau tombera dessus, des metres cubes pour oublier, pour s'y noyer, pour y laisser décanter les souvenirs de tes ongles rongés, des apres midi a regarder les pigeons, de ta petite robe noire, de ton parfum que j'avais acheté our toujours dormir avec toi, et dont je briserai le flacon ce soir, tes escarpins, ton sourire, ton gout pour la pluie, ton emploi du temps, ta façon de sortir nonchalemment ton porte monnaie, ton look déplacé dans les manifestations communistes, tes ongles toujours rouges, et les traces de tes lèvres dont je me nourrissais sur les cols de mes chemises, ta démarche vaporeuse, la courbe de tes reins quand ma main les appuyait, tes doigts sur un filtre de cigarette, ton gout pour le whisky coca, et puis tes doigts agiles pianotant sur des touches noires, blanches, croches,...

Je me surprends, je m'attendais a ce que ce soit toi, qui me les rappelle, tous ces souvenirs, comme la dernière fois, que tu te jettes a corps perdu d'avance dans une bataille inutile, dans un combat sans espoir, pour la beauté du geste. Et c'est moi qui plonge dans ces instants polaroisés, les seuls qui me resteront, jaunis par le temps de chien, auxquels se superposeront de nouveaux clichés superscopiques en technicolor qui prendront eux aussi bien trop vite une teinte sépia.

Je laisse avec toi une part de moi associé a cette époque, la StValentin 2004, la 2005, la 2006, tes boucles brunes, lourdes, carressant la courbe de tes cheveux, les courses dans les champs, les balades verdoyantes, les irish coffee du dimanche matin, ton shampoing, ce que tu chantais sous la douche, notre rencontre fortuite dans des toilettes ou ma copine embrassait ton copain, notre naiveté ou tout durait toujours, le jus d'orange des dimanches matin, les croissants des matins de semaines, les révisions dans les transports publics, les nuits passés sur les bancs publics, ton rire enfantin encore, tout cela sera toujours accolé a ton nom pour moi, mais tout cela est fini. Et j'en suis aussi triste de devoir le dire que d'y penser, je l'ai craché, en espérant te mordre, te faire mal, car j'ai cru qu'il serait plus facile pour tio de me détester plutot que de m'oublier. Alors qu'on peut aimer quelqu'un qu'on déteste. Et l'inverse aussi.

Les cloches sonnent, une heure a passée. Une heure silencieuse ou tout a été dit. Notre désir de continuer quelquechose qui s'est arreté malgré tout. Et donc notre acceptation qui en découle. Notre peine aussi. Mais nous sommes restés dignes. Nous ne nous sommes aps effondrés en sanglots, nous ne sommes pas tachés de larmes, seulement de vodka, je n'ai pas pris une dernière fois tes freles épaules dans mes bras, j'ai regardé la fente séparant tes seins, et tu t'es regardée, pour ne pas avoir a me regarder, je ne savais que faire, j'ai regardé ton collant filé, je te l'ai dit, sans oser le toucher, n'ayant plus le droit, et mon coeur s'est fendu a cet instant, et je t'ai dit rentre, tu vas attraper froid, d'ailleurs, tu trembles, je voulais te voir partir le plus vite possible pour que tu ne me voies pas, je t'ai dit "Adieu mon amour", Far, Well, loin et bien, c'est exactement ca. Prends soin de toi, pour me revenir pareille, pour que je te vois comme je te vois, pour que tu sois celle de mon souvenir, que j'ai tant de fois attendue et que je n'attendrai plus jamais de la meme façon. Tu m'as embrassé, c'etait la derniere fois que tes lèvres claquaient sur les miennes, elles sentaient tout ton etre et mon désir de m'en abreuver encore, et elles ont laissé sur mes lèvres un gout amer, je t'ai regardée partir, ma cravate que tu venais de m'enlever a la main, comme un souvenir ou une revanche, dans ta petite robe, tes escarpins, dans la neige et dans la liesse de cette veillée de Noel.

Je m'assieds sur une marche, affrontant les courageux joggeurs et promeneurs de chien qui regardent et dévisagent. Ma tete dans mes mains, l'eau salée fait fondre doucement la neige.

Quelle connerie ai je faite?
It won't be soon before too long. [And even if it is really soon, it will always be too early.]

# Posté le lundi 18 juin 2007 12:10

Modifié le lundi 18 juin 2007 13:25

Thinking of your love. [Here I am.]

Thinking of your love. [Here I am.]
Bonjour.
Je m'appele du nom de famille d'un acteur célèbre.
C'était en fait son prénom.
C'est original.
J'aime entendre les deux syllabes et leurs voyelles s'entrechoquer contre la consonne dentale du milieu.
Je suis un descendant de russes blancs a la cour du Tsar.
Ma famille a fui la Russie en 1917.
Mais je suis communiste.
Je ne suis pas socialiste, y'a plus de Ps.
Je ne suis pas Sarkozyste, car je ne suis pas Napoleoniste.
Je ne suis pas centriste, car je ne suis pas Bayrouiste.
Je suis révolutionnaire Trotskyste car si je ne le suis pas à 17 ans, quand le serais je?
J'aime cette idée de justice sociale.
J'écoute trop les Libertines.
J'aime maladivement Peter Doherty.
Cela effraie mes proches.
Je goute et respire la pluie quand elle colle mes vetements sur ma peau.
J'écoute Yann Tiersen seulement dans mon lit, avec le bruit des gouttes sur les tuiles ocres.
J'ai vu les Stones en concert.
J'ai une paire de chaussures.
J'en ai d'autres mais je ne les mets pas.
Petit, j'avais des Kickers.
Je n'aime pas les bouts carrés de mes mocassins.
Je grignote tous le temps.
J'aime tout, meme les mélanges.
Je suis un des rares de mon age a avoir attaqué Proust.
Je ne suis pas le premier a m'y etre cassé les dents.
J'ai plongé dans Ulysse.
J'y nage toujours.
J'ai dévoré McInnerney et Beigbeder.
J'ai la lèvre inférieure fendue depuis deux mois.
Je suis sous Roicutane.
Je n'ai de toute maniere pas de lèvre supérieure.
Je vais m'épiler mes sourcils.
Je ressemble à Emmanuel Chain.
J'ai mal a l'épaule.
J'attends Control avec impatience.
Je veux faire Sciences Po.
Je mange des TicTac à la cannelle.
Je serais écrivain.
Souvenez vous de moi.
Je suis amoureux.
De trop à la fois.
Je m'attache, pour ne pas m'attacher.
J'ai du mal avec le folk catholique.
Je n'ai aucun sentiment de ferveur religieuse.
Je visite pourtant souvent les églises vides.
Je crois que Goebbels avait raison: "Plus un mensonge est gros, mieux il passe."
Je suis jaloux de Peter Doherty.
Je suis jaloux de Kate Moss.
J'aime quand on m'appele l'Anglais:
Je n'ai jamais froid.
J'apprécie etre né à Londres.
Je hais les bus, boites de conserves préssurisés ou se mélangent parfums cheaps et odeurs de cuir de perfecto, raï et iPod, Tn et mocassins.
J'utilise son stick a lèvres qu'elle m'a donné hier.
J'aime enfiler un casque Momo Design et rabattre la visière limpide.
J'aime parler en Smic.
J'ai des Wayfarrer II.
J'aurais les boules quand dans deux mois elles seront partout.
Je chante en scooter, quand le vent fouette mes bras.
Je révise mon bac.
Je suis dans un des meilleurs bahuts de France.
Ou je suis dans les meilleurs.
Je vous laisse faire le calcul.
Je trouve les mots magiques.
J'ai révé d'elle hier.
Je ne sais pas parler de moi.
Donc j'écris.
Mes amis me connaissent ils?
J'ai de plus en plus souvent une barrette dans les cheveux.
Je suis anti conformiste.
Je prends ca comme un compliment.
Je bois du whisky a 27 ans d'age.
J'écoute Tribulations de Lcd Soundsystmem.
Je préfère dire James Murphy.
J'ai l'air intelligent.
Je ne crois que depuis peu de temps que je ne suis pas moche.
J'avais depuis six mois une pancarte avec réservé autour du cou.
Je n'avais pas touché d'arrhes.
Je me suis fait baisé.
Je parle comme un dépravé.
J'ai l'air d'un dépravé.
Je suis puceau.
Je suis un salaud.
Je suis marié par internet.
Je suis un séducteur.
Je serais peut etre bientot divorcé alors.
Je veux me marier avec SetmeFree.
Je suis éxécrable.
Si j'en avais un dans la main, je goberai de l'ecstasy.
Je suis insolent.
Faites quelque chose de regrettable, je vous le ferais regretter.
Je veux qu'on m'offre London Birth Of A Cult.
Je suis né dans 14 jours.
J'écris pour qu'on m'aime.
Je crois que ca marche.
Sont elles folles?
J'attends de trouver un mec qui écrit bien sur Skyfuck pour l'offrir à Mélanie.
Je suis amoureux du prénom Noémie.
Je mange avec plaisir tes brownies.
Je crois que j'ai eu le baiser que j'attendais.
Fugace, triste, limpide, tendre et raté.
Je veux la revoir.
Je lis Le Monde et Les Inrocks.
Je veux éviter de me faire renverser par une voiture.
Je traverse les yeux fermés.
Je fume mais ne bois pas assez.
Je m'amuse.
Ou je fais semblant.
Je suis parfois las.
Je suis aussi ailleurs.
J'aime lire.
J'adore Agatha Christie car dans Pension Vanilos la description de Nigel pourrait etre la mienne.
Je ne me rase pas le week end.
J'aime voir écrit Yeux: Marrons Verts sur mon passeport.
Je les voudrais vairons.
Je dois acheter un accordeur depuis deux ans.
Je dépense toujours l'argent avant.
Je prends du plaisir a sentir l'odeur du livre neuf, à lire plusieurs fois l'incipit, à ouvrir la pochette de cellophane d'un disque.
Je joue avec les fermetures éclair.
Je préfère l'atteinte aux bonnes moeurs de J'irai Cracher Sur Vos Tombes à la vidéo porno de Paris Hilton.
Je suis fan du Grand Journal, et du Petit, et du cynisme de Yann Barthez, et du Petit Papier Caustique, et de la Petite Semaine.
Je mets L'Eau de Kenzo.
Je préfère I Wanna Break Your Heart à For Lovers.
Et la reprise de Cat Power à l'original de Oasis.
Je pèse 60 kilos pour 1m80.
Je chausse du 43.
J'ai un polo a rayures bleues et blanches de chez Celio.
Je fais croire que mes deux cicatrices sur la joue sont des coups de couteaux.
Je me suis en fait fait enlever des grains de beauté.
Ils faisaient un joli rectangle.
Maintenant c'est un segment, même pas joli.
J'aime etre incohérent, vous laisser une part d'analyse personnelle.
J'imagine vous laisser dans un labyrinthe avec une énigme pour trouver la sortie.
Je suis mégalomane et prétentieux.
J'ai réussi a me persuader qu'il y avait de quoi.
Je ne fais que très peu de compliments.
Ou alors je fais semblant de rigoler quand je suis sérieux.
Je n'ai pas pleuré depuis deux semaines.
C'est un record.
Je te remercie.
Je m'emmerde.

# Posté le samedi 09 juin 2007 12:05

Modifié le dimanche 10 juin 2007 09:49

Je te veux, m'en voeux tu, en voila. [I do look desperate, even if you can't see.]

Je te veux, m'en voeux tu, en voila. [I do look desperate, even if you can't see.]
On adieuse. On écrit des souvenirs a l'encre de larme sur des photos de classes, des gouttes argentées perlent ou cascadent au creux des joues, si le rimmel ruisselle, c'est avec classe. Il arbore un tee shirt Fuck Me i'M Famous, et sa gueule crie qu'il n'est ni l'un ni l'autre, ou alors tres mal, et lui crie I Lost Myself, et vu ses fringues et son look il dit vrai. L'apéro est sponso par le PR de Jean Luois Borloo, j'ai l'air d'un ivrogne avec ce vin rapeux et apre à deux euros cinquante à la main. Tu cabosses le toit de la voiture, dégenerescence, plus t'es beau, plus on te file de bédots. Voilà pour l'année, voila pour la classe, des la sonnerie, tous défilent, les souvenirs en queue de cortege, les plus conquérants, fier ou asociaux s'éloignent avec un sourire triomphant. Marée humaine, et larmoyante, lacrimale. Il s'agit d'affronter enfin ton départ, toi mon camarade, mon ami, celui avec qui il est facile de faire jouer une garantie, expliquer a ton aour la vérité sur une amitié fusionnelle qui la dérangeait, car elle représentait tout ce qu'elle aurait voulu construire avec toi, et que ta relation avec elle etait construite sur les bases d'un amour inabouti, d'une relation inachevée.

Et ce n'était que le premier départ. Il y a toujours un train pour quitter la gare, pour tirer des voyageurs avec lui, jusqu'au travail ou a la plage, toujours un autre pret a arriver, la vie est un voyage en train, on s'assied a coté d'inconnus qui deviennent parfois des amis, on se fait controler, alors on ferme sa gueule et la rouvre des que l'homme a casquette quitte le wagon, et on est toujours content d'arriver, mais on arrive toujours trop tot, c'est toujours trop peu, meme si parfois c'est quand meme beaucoup trop, et sur le quai, on regarde les autres continuer, les wagons s'éloigner, et on ressent quand meme un serrement au coeur, et on aimerait bien s'asseoir pour regarder encore un peu partir les trains.

La nouvelle claque, un éclair suivi du tonnerre, un coup de feu, un verre qui s'effondre sur le sol et qu'on voit s'éclater au ralenti, les morceaux se désagreger et voler aux quatres coins de la piece jusqua ce que les murs les arretent. Mme C est morte. Automatic Druggie n'est plus. Ce que ca veut dire, j'en sais meme rien. Quitte le quintett. Quitte tout? Reviens? Ressucite, tu ne serais pas la premiere à le faire, et je ne pourrais t'en vouloir de tirer un peu la couverture a toi, Laura est chiante, je te comprends, elle joue toujours à la vedette.

Voila, tu pars, tu joues au train, mais j'ai bien peur que cette fois ci, tu ne reviennes plus jamais en gare. Du moins pas dans celle ou j'irai t'attendre tous les jours, a la meme heure en espérant voir apparaitre le bout de ta plume. Tu es peut etre partie faire le tour du monde, visiter l'ailleurs, te faire voir la ou tu n'as pas été vue car tu as trop été vue ici, locomotive exubérante, au touin touin tonitruant, aiamantant le regard des passants...

Et puis, lisant cela, a la va vite pendant une page de pub, je sens donc un mur s'écrouler, a reconstruire en partie, une page se tourner, pas blanche, non, noircie de conseils, de plans de domination plus ou moins efficaces, et encore beaucoup de place pour écrire beaucoup de choses, pq il y en aurai des choses à dire avec la vache, et sur tant d'autres, Dorcel, la fille au prénom de bonbon, la fidélité, ma fiancé et son meilleur ami. Sauf qu'on a plus de témoin. La fete est à l'eau, il pleut.

J'en perds l'envie d'écrire, si tu n'es plus la, pour qui donc le ferais je? Et puis, en escaladant, je doute. Je doute de la beauté d'un baiser volé a une descente de bus, je doute de l'immortalité du souvenir immuable d'une inconnue dont les traits s'effacent si vites, quand on avait espéré les graver au plus profond de soi, je doute de l'incapacité de l'amour, a son renouvellement, je doute que la fidélité sauve le couple, on en a déjà trop et pourtant pas assez parler car le tour de la question s'aggrandit sans cesse, je doute de l'utilité de te revoir, apres tant de temps, je doute que tu le veuille, je doute que voir ma fiancée en vrai ne fasse pas perdre toute sa magie a mon mariage, je doute d'écrire, car qu'écrire si j'ai fait et dit tout ce que je voulais, m'inventer une vie à m'inventer, je doute de ne jamais réussir ma vie comme je l'entends, cest a dire en costume Dior Homme ou APC ou Comme des Garçons, en écrivain raté finissant des soirées à Londres sous un pont au bord de la Tamise, je doute de ne jamais etre ce qu'il reveraient que je sois, je ne doute pas ne pas etre à ma place, comme un Joker jamais utilisé, mais qui décore, je doute de l'utilité d'écrire, je ne doute plus, je sais maintenant que les mots sont une décoration, qu'ils n'ont pas le pouvoir de changer le monde, qu'ils peuvent à peine etre envoutants, je doute du langage quotidien détourné de son sens, de ses principes, ou il s'agit désormais de crier le plus fort possible une joie imagée par des expressions sans vie, je doute qu'on utilise encore dans dix ans le verbe blottir si les poetes et les écrivains meurent, remplacés par Wow, je doute que je puisse placer un jour que j'en ai pleuré à en mourir, que le silence limpide des eaux lumineuses est la plus belle phrase du monde et que Bonsoir les choses d'ici bas est synonyme de tout, le meilleur résumé du détachement matérialiste, et je doute, vraiment, je me place sur ton chemin pour voir ta boucle bouclée s'élancer à l'assaut de ton cou, pour étudier la courbe de tes reins, je doute que tu me voies te voir, je te veux, m'en veux tu, et voila?, je doute de croiser ton regard, mais je sens ta jalousie, a cause d'elle, qui n'est rien, et je doute qu'elle ne soit rien, en fait, j'attends derrière la porte, avec les photocopies que je ne fais jamais mais parceque je sais que tu n''en es jamais tres eloignée, et je doute que tu me voies derrière la vitre, je doute que tu me regardes quand je passerais devant toi, l'air absent, et je doute que tu te rappeles de moi d'ici à deux mois a moins que je ne me rappele à toi, et je doute que
Oh et puis merde je m'en fous.

# Posté le mercredi 06 juin 2007 09:53

Oh Rose. Comme s'en vont, les choses Rose. [Les amis que l'on a bien connu, Rose, les bleus dont on ne veut plus.]

Oh Rose. Comme s'en vont, les choses Rose. [Les amis que l'on a bien connu, Rose, les bleus dont on ne veut plus.]
La Fidélité

Je m'en vais pour tout recommencer,
Ailleurs...Pour éclore hors de ton sein, Belle.
Sebastian a fui, l'amour aussi.
Pourquoi rester assis à ressasser les peines
De notre histoire désagrégée. Embrasées,
Les cendres, en sont, depuis longtemps déjà, refroidies.

Pour ne pas m'éloigner/envoler de toi, Rose
Il aurait fallu tout oublier:
Belle, les roses qui hier avaient écloses,
Il fallut que, ce matin, elles explosent...
Ces fleurs, déjà fanées, après avoir implosées


Et si un jour c'est l'overdose, Rose,
On fera comme si on avait rien vu,
Venir, en lisant un beau fait d'hiver, Rose,
Tailladé sur ton dos nu...

Je graverai ton nom dans ma chair, Rose,
Comme une promesse, comme un rappel,
Pour ne plus me vautrer/m'achever, dans l'infidélité
Avec des filles comme elle, avec des filles comme Belle...

# Posté le dimanche 03 juin 2007 06:20

Modifié le vendredi 08 juin 2007 15:34

Elle n'était meme pas belle, elle était meme un peu conne et d'ailleurs je n'ai plus le mooindre souvenir de sa personne. [Je sors, je drague comme on creve, avec tellement de choses à regretter, comme ta langue sur mes lèvres. Oh mon Amour, je crève de ne pouvoir te toucher.]

Elle n'était meme pas belle, elle était meme un peu conne et d'ailleurs je n'ai plus le mooindre souvenir de sa personne. [Je sors, je drague comme on creve, avec tellement de choses à regretter, comme ta langue sur mes lèvres. Oh mon Amour, je crève de ne pouvoir te toucher.]
Il rencontre l'Infidélité, celle de Miossec. La ou on l'attend le moins, si proche, si loin. I'll live for you. Maybe I would die, too. L'Infidélité est blonde, pour une fois, jeune, fraiche et vierge semble t-il des ravages de l'amour. Feu. Do what you want me to. Maybe I'll do it to you back. L'Infidélité n'est pas consommée. Avec le mariage surgitssent des questions connes et existentielles. La spiritualité n'est plus ou on croit. I'll cry for you and my tears will show that I can't let you go. Je ferais un effort, j'y arriverais. Baiser une autre, c'est comme faire l'amour avec une fille qui n'est pas toi? Est ce que tromper, si tu le sais, c'est tromper, vu que tu n'es plus trompée, car tu le sais? Penser à le faire, c'est suffisant pour un procès? Penser tout court, si ce n'est pas à toi, ca fait quoi? L'envie de regarder les filles qu'il croise le prend, lui ronge les tripes, tu lui as meme pris sa liberté de regard, L'Infidélité a regardé son alliance qu'il tentait de dissimuler discretement. Elle a souri, et lui aussi, et a eu la bonté de lui éviter les questions. Don't let me down. Qu'est ce qu'il se passera entre nous deux, si je cedai? Don't make a sound. S'il te plait, ne dis rien, ton silence est encore plus beau que ta voix de ruisseau serpentant sous les feuillus. Don't throw it all away. Ne jette pas tout en l'air pour ca, ce n'est rien, tu n'as pas toujours été irréprochable, tu t'es déjà vautrée dans l'infidélité, toi aussi, je le sais, tu l'ignores. Elle est agréable à regarder, oui, elle semble plus intelligente que conne, et puis rayonnante, surtout. Tu vois tout en noir, et ca lui semble lourd a supporter, toujours devoir jouer avec tes humeurs. Ce qui fait ton charme, surement. Enfin c'est ce qu'il lui disent tous. Comme une justification a l'amour: c'est Rocknroll de pas savoir ce qu'on veut, voyons, normal, tu en as de la chance. Et un peu de calme, c'est trop demander? Remember me, so tenderly. Tu as peut etre sauvé son alliance. On verra. En attendant, il retourne chez elle, dormir dans ses draps qui sentent si fort son pârfum de vodka et de cigarette. Elle rentre tard, trop, et se blottit contre lui, froide dans un lit froid car vide trop souvent, sa peau blanche et veloutée carressante le fait frissonner. Don't let it slip away. On fera semblant de n'avior rien vu du danger qui a failli nous effleurer. L'amour est une suite de cécités volontaires, pour le bien de tous. It's not over, not over, not over, not over yet. Pas fini, non, on se reverra. Sans aucun doute. You still want me, don't you?

Il ne s'agissait pas de tomber amoureux. Juste de trouver dans la foule une paire d'yeux fixés sur nous en permanence ou presque, qui nous épient, nous recherchent, et nous placent au centre de leur monde.

A Faire:

L'oublier.

L'oublier elle, aussi.

Se faire oublier.

Faire en sorte qu'elle n'oublie pas, qu'elle s'en rappelle meme. Se rappeler, donc.

# Posté le samedi 02 juin 2007 05:30